
Entre Sousse et Sfax s’étend une Tunisie que les voyageurs traversent souvent sans s’arrêter : celle des oliveraies, des médinas et des îles. Kairouan, quatrième ville sainte de l’islam, El Jem et son amphithéâtre romain, et l’archipel des Kerkennah forment un triangle que l’on peut parcourir en quelques jours, à un rythme lent, loin des dunes.
Fondée en 671 par les Arabes, Kairouan fut pendant des siècles un foyer intellectuel majeur : on y étudiait la médecine, l’astronomie, la géométrie et la littérature. La Grande Mosquée, avec sa cour de marbre et sa forêt de colonnes récupérées sur des sites romains, en garde la trace.
À voir également : les bassins des Aghlabides, réservoirs circulaires du IXᵉ siècle qui alimentaient la ville en eau — un chef-d’œuvre d’ingénierie hydraulique —, la mosquée du Barbier et la médina, où le tapis de Kairouan se noue encore à la main.
On ne s’attend pas à trouver au milieu des oliviers un amphithéâtre de 35 000 places. C’est pourtant le troisième du monde romain, et l’un des mieux conservés. El Jem — l’antique Thysdrus — devait sa prospérité à l’huile d’olive, exportée dans tout l’Empire.
La ville comptait trois amphithéâtres. Le musée voisin et la maison d’Africa, avec leurs mosaïques, complètent la visite et donnent la mesure de ce qu’était une cité africaine romaine à son apogée.
À une heure de bateau de Sfax, les Kerkennah culminent à 13 mètres d’altitude. Ce sont des îles basses, plates, bordées de palmiers et de pièges à poissons. Le temps y passe autrement.
Les Kerkenniens y pratiquent encore la pêche à la sautade : ils frappent la surface de l’eau avec des bâtons pour effrayer les mulets, qui bondissent alors hors de l’eau et retombent dans les filets. Ils relèvent aussi les amphores immergées dans lesquelles les poulpes viennent se réfugier — une technique héritée de l’Antiquité.
Sur son promontoire, Mahdia fut fondée à la fin du Xᵉ siècle par El Mahdi, de la dynastie des Fatimides. Sa position en presqu’île en faisait une place imprenable. Elle fut ensuite occupée tour à tour par des pirates, des Siciliens, des Génois, des chevaliers de Malte et des Ottomans — chacun laissant sa marque sur le cap Afrique et la vieille ville.
| Point | Repère |
|---|---|
| Aéroports | Monastir (le plus proche), Sfax, Tunis |
| Période | Agréable presque toute l’année ; le printemps et l’automne sont idéaux |
| Durée conseillée | 6 à 8 jours pour ne pas courir |
| Rythme | Doux : visites le matin, mer ou repos l’après-midi |
Nous avons construit un programme de huit jours autour de ce triangle : Parfum d’Olives, Parfum de Mer. Il part de Monastir, s’installe à Rejiche près de Mahdia, et rayonne vers Kairouan, El Jem, Sfax et les Kerkennah, avec des journées de détente en bord de mer entre les visites. À partir de 520 € par personne.
C’est un circuit particulièrement adapté aux familles et à ceux qui souhaitent allier culture et repos — une alternative, ou un complément, à nos circuits dans le désert.
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Oui, et c'est même une très belle formule : quelques jours de culture et de mer, puis la traversée vers le sud et le Grand Erg. Dites-nous votre durée totale, nous construisons l'enchaînement.
Pour Kairouan et El Jem, c'est vivement conseillé : sans lecture historique, on passe à côté de l'essentiel. Nos programmes incluent un guide sur ces deux sites.
Si vous cherchez des plages spectaculaires, non. Si vous cherchez un lieu où le temps s'est arrêté, où l'on observe une pêche pratiquée depuis l'Antiquité, alors absolument.
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